vendredi 13 février 2015

golshifteh farahani

en 2013, j'ai vu un film au titre mystérieux "singué sabour, pierre de patience" tiré du livre goncourisé d'atiq rahimi. j'y découvrais l'actrice principale, golshifteh farahani, une iranienne réfugiée en france mais surtout une artiste reconnu en iran et pour cause.


le film se passe dans une ville en pleine guerre quelque part en afghanistan. Le mari est dans le coma et pour surmonter cette épreuve et le temps qui passe, sa femme (golfishteh donc) lui parle inlassablement pendant qu'elle le soigne et le lave, tout le long du film.

  
singué sabour est le nom donné à une pierre "magique" à laquelle on peut confier tous ses secrets jusqu'à ce qu'elle explose.  le mari devient le singué sabour de sa femme qui a bien des choses à lui confier...

c'est un film sur la condition des femmes dans ces pays et c'est surement le meilleur que j'ai vu depuis longtemps, de part sa poésie, de part son traitement, de part sa lumière.... et enfin, porté par cette incroyable et lumineuse actrice. 

aujourd'hui elle fait la couverture d'Egoïste, une revue ultra select qui ne sort que tous les 5 ou 10 ans. elle pose dans une série de nus (faite en 2013) ou je la trouve absolument superbe et surtout d'un courage incroyable. 
le courage de se servir de son corps comme d'une arme pour la liberté. la plus belle arme qui soit.














dimanche 25 janvier 2015

la fable de Monsieur Gosselin, le poisson rouge


il revient de loin monsieur gosselin, le poisson rouge. 
d'abord du stand d'une fête foraine l'été dernier en normandie. c'est une petite camarade d'emma, en vacances chez nous, qui l'a gagné à la pêche aux canards et l'a ramené, folle de joie à la maison. Ses parents ont catégoriquement refusé de le prendre chez eux. c'est donc emma (enfin nous) qui en a hérité, nous promettant qu'elle s'en occuperait, laverait son bocal etc, etc. on y croyait assez peu mais comme j'ai toujours refusé un animal de compagnie à la maison, j'ai négocié le poisson qui était tout de même moins compliqué à gérer qu'un chat, chien ou autres gerbilles... et puis j'avais le souvenir d'une durée de vie assez limitée, bref:
Il a fait le chemin normandie-paris (4 heures tout de même), dans sa minuscule boite transparente, sur les genoux de ma fille qui l'a patiemment tenu entre ses mains. 
en route, il a pris le nom de la maison emblématique de notre destination de vacances, "monsieur gosselin".

nous avions un bocal abandonné par 2 poissons qui n'avaient donc pas tenus plus d'une semaine quelques années auparavant il servait depuis ce temps de rangements aux poupées barbie. on a cherché une place à monsieur gosselin, pour qu'il soit bien, qu'il ait assez de lumière et finalement la meilleure place fut dans la chambre d'emma, puisque après tout, c'est elle qui avait insisté pour le sauver. :) 

et puis nous nous sommes retrouvé à noël face au dilemme des vacances, nous partions 4 jours à toulouse et tout le monde autour partait également, personne a qui confier le bocal et la bête. alors on s'est dit que ce serait l'épreuve ultime, que s'il tenait le temps de notre absence, c'est qu'il se plaisait assez et il a tenu bon. 

finalement, cela fait plus de 6 mois, qu'emma soigne, nettoie et nourrie ce petit poisson rouge auquel tout le monde s'est attaché d'une certaine façon. moi, je me marre quand il se met à nager vers la surface quand j'apparais dans la pièce, et qu'il gobe l'eau dans l'attente de sa nourriture, comme un toutou. je me ridiculise, je lui parle: "c'est bon, c'est bon, j'ai vu que tu avais faim, ça vient! pas de panique" et j'adore voir qu'il se dirige vers le petit pot jaune de nourriture. 
et puis, je suis surtout ravie de la constance de ma fille qui tient ses promesses et assume "une pêche au canard" de l'été en prenant garde à ce que le bocal ne devienne pas une porcherie.  

petit poisson deviendra grand... et le notre ne finira pas dans une poêle à frire.



mercredi 14 janvier 2015

baume à lèvres ... baume au coeur

oui, c'est un peu étrange comme sujet après la période de deuil que nous traversons après les évènements "charlie hebdo" mais il fallait absolument que j'aére mes propos pour ne pas céder à la psychose dans laquelle ces crimes peuvent nous enfermer. je me demandais de quoi je pouvais bien parler après tout ça, quand assise derrière mon écran, j'attrape mécaniquement mon baume à lèvres et m'en tartine généreusement les lèvres et je réalise que je ne peux pas passer plus d'1 heure sans faire ce geste, même en été. le voila mon sujet léger du jour: 
baume à lèvres, baume au coeur, pour mettre un peu de douceur dans nos vies. 


hydrater ses lèvres, cela remonte à l'enfance, on utilisait le dermophil indien dont je détestais l'odeur, une vraie madeleine de proust de l'horreur pour moi en matière d'odeur et de goût. plus tard j'ai connu les labellos mais je n'ai jamais aimé ces produits, j'ai même eu des réactions allergiques, les lèvres gonflées, bref, je les ais utilisé mais sans grande conviction.

Et puis, il y a eu la mode des baumes en petite boite ronde qu'on ne "trouvait pas en france" et qui nous rendait hystérique ...le carmex. j'adore le côté camphré un peu "médecine man" de ce baume et j'en ai toujours un qui traine dans mes affaires, surtout en plein hiver. Je ne sais plus comment j'arrivais à me le procurer mais j'en avais et j'adorais presque plus son look que ses résultats. il me fait toujours penser aux cachou lajaunie de mon enfance. je ne raffole pas du conditionnement et cela doit faire belle lurette que le carmex existe en baton mais je l'achète toujours dans son conditionnement d'origine. 


'ai depuis, testé un nombre incalculable de baumes à lèvres, c'est surement mon rayon préféré, chez monop ou à la pharmacie du coin, en passant par les concept stores ou dans les grands magasins, je ramène toujours un baume ou un stick de quelque part. même de chez claire's pour ma fille, l'horreur absolu, des "lips balm" saveur coca, orangina, cupucake ou je ne sais quel goût sucrée affreux, et puis celui de la reine des neiges aussi, le packaging est amusant mais alors, la matière et l'odeur, c'est terrible.

et puis, j'ai trouvé un stick à lèvre chouchou chez Yves rocher (je n'étais plus rentré chez eux depuis 25 ans environ), qui combinait texture et odeur d'enfer, hydratation merveilleuse comme j'aime: le baume lèvre hydra à l'extrait de raisins
ce stick, j'en ai acheté par dizaine , pour en avoir dans les poches, dans ma salle de bain, dans mon sac, la voiture, tiroir de bureau... partout partout et comme mon petit garçon de 4 ans à l'époque ou je l'ai découvert, en adorait le goût (je pense qu'il prenait ça pour un bonbon car je les retrouvais croqué!!!), j'en avais vraiment partout dans la maison, même dans sa chambre ou sa trousse d'école. 
bref, je pensais avais trouvé le stick presque parfait quand au détour de courses chez monop, en passant par le rayon beauté, je suis tombé sur le nirvana (je ne le savais pas encore) c'est à dire, le burt's bee régénérant à l'huile de grenade, 100% naturel et de façon presque imperceptible, doucement coloré. il est devenu mon lip balm fétiche, j'en suis addict et pour l'instant, je n'en n'ai qu'un que je planque car j'ai trop peur que les enfants me le piquent!



et voila cette histoire de baume qui se termine par l'achat du nouveau "baume embellisseur éclat minute" de clarins en rose transparent, que j'aime bien mais qui n'a pas détroné le burt's bee car c'est plus un rouge à lèvre qu'un baume. 
leur nouvelle huile pour les lèvres est pas mal mais c'est surtout un gloss ...

et vous alors? vous en avez surement un baume fétiche depuis hier ou depuis toujours? 
non?  













jeudi 8 janvier 2015

ciao jean

salon du livre -  mars 2008
d'abord, j'ai cru à un fake. 
prévenue depuis midi de l'attentat meurtrier de charlie hebdo et suspendue depuis, au web et aux réseaux sociaux, j'ai tout à coups vu s'afficher 4 noms, tapé en direct dans un commentaire facebook et je n'y ai pas cru:
comme tout est vulgarisé maintenant, le terme attentat restait quasi virtuel et même si j'étais choquée, je ne réalisais pas. mais l'apparition soudaine de 4 noms ont donné forme à la barbarie et la réalité a tout à coup dépassé la fiction. 


 

cabu, charb, wolinski, tignous. 
tous ces noms me parlent mais cabu, cabu... jean... 
car je l'appelais jean. 

j'ai eu l'immense chance de m'occuper de la presse de son livre "ma 5e république" publié en 2001 aux éditions Hoëbeke, de le recroiser à l'occasion de la sortie de "les années dorothée" en 2008 et de garder contact avec lui ensuite car nous avions une belle relation, comme surement jean devait avoir avec ses semblables. il n'était pas inenvisageable que nous travaillons à nouveau ensemble, si seulement...

je ne peux pas m'empêcher de voir son visage, son sourire malicieux souvent accroché aux lèvres ou bien l'oeil de wolinski qui frisait sur les décolletés et d'imaginer ces vieux enfants face aux barbares dégainant leurs fusils. je n'ai plus de jambes, je chancelle en les imaginant décimés par les balles. je suis restée hagarde ce matin en écoutant le témoignage de patrick pelloux sur france inter, lequel ne pouvant assister à la conférence de rédaction, est arrivé plus tard sur les lieux du drame et a trouvé tous ses collaborateurs exterminés. 
charb qui a sacrifié toute sa vie pour défendre charlie hebdo et tous les autres que je ne connaissais pas  :



ce sont les héros de notre temps, un sale temps pour les coeurs purs qui veulent vivre ensemble. 
mon coeur saigne, mon chagrin est sans fond et je n'arrive même pas  à me mettre en colère, pour l'instant, je suis sonnée.




dimanche 4 janvier 2015

nouvelle année


2014 terminé, bonjour 2015. 
je sais pas vous mais cette époque me file le blues. il était un temps ou je ne pensais qu'à faire la fête et à enterrer la vieille année une bonne fois pour toutes mais plus ça va, plus je trouve que ça défile et ça, je n'aime pas des masses. 
mais bon, positivons, il s'agit surtout de tourner la page sur une période pas super réjouissante d'un point de vue économique, politique et social et de garder le cap du moral. ne pas se laisser contaminer par la morosité ambiante... pas facile mais cela sera donc mon premier voeux: rester "happy", tube 2014 qui tombait dans une periode qui l'était pas forcément d'où son succès planétaire, je suppose. une musique "humeur" booster qui a bien fonctionné pour ma part. d'ailleurs j'ai trouvé ma musique booster de ce début d'année, il s'agit de "a bouche que veux-tu" des brigitte. 


la musique et le clip m'enchantent. ils me donne envie d'être joyeuse et légère comme une plume sur une piste de danse. 

parmi mes voeux, le plus cher est celui de voyager car depuis la naissance de mon petit dernier (6 ans donc) nous sommes restés en france et même si c'est surement le plus beau pays du monde, je me sens des fourmis dans les jambes... j'ai vraiment envie de bouger et d'aller voir ce qui se passe au delà de nos frontières. peu importe ou, mais prendre un train ou un avion et voir du pays... 

un dernier voeux mais pas forcément celui dont je rêve: trouver la volonté de faire du sport. ce n'est pas gagné du tout car je n'aime que l'eau, la mer et nager dans une eau bien chaude. tout ce qui est sport urbain, salle ou running, danse ou gym me laisse de marbre. il va donc falloir que je me pousse un peu pour trouver celui que j'arriverai à faire régulièrement pour me tonifier car après avoir réussi à perdre plus de 10kgs, à présent, il est temps de se muscler pour que l'enveloppe soit un peu plus tonique... Vais-je y arriver? on verra. 


Voila... restons en la et j'en profite pour souhaiter une très bonne année 2015 à tous ceux ou celles qui passent par la et les remercier de me lire.
et je serai ravie de savoir quels sont vos voeux pour 2015! à bientôt alors :) 


vendredi 5 décembre 2014

petit papa noël

à force de m'occuper des cadeaux des enfants au pied du sapin, j'ai pris l'habitude de ne rien vouloir pour noël. que noël, c'était surtout pour les enfants. bon, ce n'est pas faux, je n'ai pas besoin de grand chose mais quand même, force est de constater que les "wish lists" de "grands" fleurissent sur le web ou dans la presse et que finalement, en réfléchissant bien, il y a des choses que j'aimerai bien avoir mais que si je n'en parle pas, je ne les aurais jamais et même si mes souhaits sont inaccessible, voici quand même ma wish list, qui ne tente rien... à bon entendeur (monsieur loto ou super cagnotte) la voici:  




La bougie "baies" intérieur et extérieur dyptyque

un doux rêve tout en cire: le pôt contient 1500g de cire et 4 mèches diffusent la meilleure odeur de bougies que je n'ai jamais senti "les baies".

200€ la bougie, pour le moment, je me contente des jolies petits verres à 44€






montont un peu en puissance: j'ai toujours rêvé d'un beau sac à dos car je n'aime pas tellement les sacs, en fait. je ne suis pas super girly: je ne tiens pas mon paddington dans le creux du coude en déambulant sur des louboutins. j'aimerai bien, mais j'ai plutôt un look sportswear que j'ai fini par assumer après quelques tentatives fashions. et j'ai eu furtivement envie avec le froid qui déboulait cette semaine, d'un sac doudou et pouf : Vuitton en a sorti un pile poil pour moi:

#celebrating Monogram
et la: le back pack monogram vu par marc newson chez Vuitton a traversé ma vie(sion) 2 fois dans la semaine... pour la modique somme de 4000€. Oups. ça restera donc un fantasme :)



une autre envie trés ancienne mais plusieurs problème  : 1/ je ne suis pas sure que cela m'aille 2/ je ne sais pas chez qui je vais trouver celle de mes rêves.

je veux parler des cuissardes.
j'en voudrais des presque plates, super sobres, noires, assez larges et qui se zippent, sinon, mon gentil mollet de bikeuse ne passera pas.
celles-ci ne sont pas loin de ma vérité: Gucci 1385€ aye, ouille. 




sinon, je voudrais aller en norvège, voir les fjords en bateau ou passer par dessus en avion ou faire du traineau dans la neige avec des reines. plus prêt, je voudrais aller la, tout de suite, passer quelques jours à Bruxelles et rentrant en faisant un détour par Bruge.


et puis pour faire comme les blogueuses pro qui voyagent beaucoup et peuvent se ramener plein de choses encore introuvable en France, je voudrais plein de produits glossier d'abord vu chez lyly barbery-Coulon qui m'a donné envie avec ce post http://www.ma-recreation.com/beauty/press-trip/article/press-trip-a-l-hotel-royal-a-evian 
et puis, rien que pour l'emballage, rien que pour la créatrice Emily Weiss et ce qu'elle raconte de la beauté, la beauté immédiate simple et pas surfaite. 
je voudrais tout et aussi comme d'habitude car je suis fidèle en cosmétique, je voudrais toute les huiles pour le bain ou les crèmes du Dr Hauschka
et tout Aesop aussi et puis clarins aussi et enfin, je voudrais tester la crème de la mer car à 250€ le pôt, je voudrais être sure de mon coups.




c'est un bon début pour une wish list... 

 

Ah oui et puis aussi, j'avais vu une paire de tennis multicolore chez free lance.
J'oubliais, j'ai vu un carré Hermès Bandana, c'est le rouge que je préfère en graphisme mais le bleu turquoise ou marine sont pas mal aussi, j'adorerais en format gavroche.

Voila quand on réfléchit bien, il y a de quoi faire.




dimanche 23 novembre 2014

magic balloon paste

en allant chercher un cadeau d'anniversaire pour un petit copain au dragon savant, mon fils est tombé à la caisse sur un sachet de magic balloon. vu le prix modique, comparé aux papos et autres jouets qu'il me réclame en général, je n'ai pas hésité une seconde et je n'ai pas regretté. je n'aurais jamais imaginé que mes enfants auraient autant joué ensemble avec ces bulles, réalisées pour la plupart par mes soins, quand même, faut un coups de "souffle" spécial pour réussir les énormes bulles.


mardi 4 novembre 2014

La "connection" blues

le jour ou j'ai décidé d'ouvrir ce blog correspond à une période d'inactivité forcée dans ma vie. moins de travail (free-lance = irrégulier) et moins de vie sociale (bébé de la quarantaine) m'ont conduit à chercher des échanges autrement. il se trouve que je suis un peu geek à mes heures, alors l'idée du blog s'est présentée. pour poster des sujets autour de la famille et des enfants, un peu sur la déco ou la cuisine, beaucoup sur les livres ou la culture en général et puis un peu de mode de temps en temps, comme un carnet de bord, un gentil fourre-tout de ma vie. comme j'étais déjà accro à quelques site ou blog professionnel sur le web, je m'en suis inspiré (http://bleubirdblog.com/ en premier a déclenché ça, mais aussi http://makemylemonade.com/ ou http://www.ma-recreation.com/, pour la cuisine http://www.christelleisflabbergasting.com/ et puis en mode, mon illustratrice préférée, isabelle Oziol de pignol avec  http://www.accrodelamode.com/)


à travers thecorafactory, c'était une grand aventure que se présentait à moi et pour un peu la partager, je me suis doucement mise à l'étendre aux réseaux sociaux, facebook, insta et depuis peu twitter.. beaucoup d'écran en plus, donc.
avec le temps, je lâchais même l'appareil photo pour l'iphone afin de shooter et poster plus rapidement un coup de coeur. une vraie petit blogueuse.

j'ai installé un petit rythme de croisière de post me faisant peu à peu comme un web album de mes humeurs du moment.

mais le travail a fini par revenir comme chaque rentrée de septembre (période la plus chargée pour moi) et je ne pouvais plus tout faire. 
et puis aussi, un drôle de sentiment qui avait commencé à m'envahir cet été, une sorte de rejet, une envie de poser l'iphone, le portable et de couper la connection, d'être dans la vraie vie, se faisait de plus en plus sentir, d'autant que je vivais le côté obscur de la twitto dans mon travail (j'y reviendrais) et que tout ces moyens de communications m'avait finalement un peu trop absorbés et surtout empêchée de vivre l'instant, à vouloir le décrire ou le photographier à tous prix. 
depuis fin août, je n'ai presque rien pu poster. j'étais déjà crevée d'aller sur le réseaux sociaux pour mon boulot, répondre aux mails, twitter. bref, je n'avais ni les idées et surtout pas l'énergie pour poster quoi que ce soit, et surtout que le temps qui me reste, j'essaye de le consacrer à ma famille. 

et puis ce WE, j'ai passé une bonne partie de la matinée à jouer avec mon fils de 6 ans. à découper, à coller des journaux pour faire des montages, il adore ça. comme je garde des piles de magasines pour les redistribuer à mes copines, je me suis replongée et suis retombée sur des sujets qui m'avaient plu et que j'avais déjà oublié et du coups, j'ai découpé plein des pages, des matières, des couleurs ... et j'ai adoré ça, encore plus que mon fils, je crois. 
du coups, j'ai eu une envie folle de revenir aux fondamentaux, sans pour autant lacher le web, j'ai décidé de me faire un cahier de style, un joli carnet de bord en papier pour consigner mes envies du moment (d'autant que j'ai lu et vu celui que xavier dolan faisait pour ses filmes, très simplement pour consigner ses idées et que c'est mon film "culte" de la rentrée, ça inspire...).

je me suis dit que j'avais un peu la connection ou le web blues une envie d'être dans la vie, de laisser ordi, iphone ou même appareil photo en allant me promener (c'est pas facile, je reconnais..). d'arrêter de tout vouloir enregistrer "sous". 
enfin, moins souvent en tous cas. 

c'est ça? le web blues????



un we de novembre 2014 - atelier collage

lundi 6 octobre 2014

une mère parfaite

ce soir je suis tombée sur un sujet au JT de 20h, sur les parents débordés par leurs enfants. moi qui voulais distraitement surveiller les infos, tout à coups, mon attention a été totalement aspirée par la bouille d'une charmante petite blonde de 10 ans maximum qui jette tranquillement ou roule en boule ses vêtements qui s'accumulent sur son lit ou dans un coin de sa chambre. Sa maman, la gentille quarantaine coquette essaye de la convertir aux vertus d'une chambre bien rangée et d'un lit bien fait et reconnait humblement à l'antenne, étrangement calme, que oui, elle en a marre de devoir répéter sans cesse à sa fille de ranger la chambre ou de crier pour qu'elle consente à remuer le petit doigt.  
"tiens, tiens" me dis-je, curieuse de la suite des évènements. 
s'ensuit un plan séquence sur un jeune couple fatigué venu consulter une psy, leur patience mise à l'épreuve par un petit ayatollha de 4 ans, qui met leurs nerfs à bout. la jeune maman reconnait qu'elle craque et qu'elle crie souvent.

alors la, j'adore, LA psy super zen et calme (on dirait que ces nanas sortent d'un hashram dont les enfants sont exclus, justement) qui vient de publier un livre au titre Ô tellement évocateur et malin:  "Elever ses enfants sans élever la voix"  prodigue quelques conseils (que l'on peut découvrir en achetant son livre donc), pour retrouver coopération et harmonie familiale. 
quand à la première maman, elle se fait aider par une coach, une sorte de super nanny qui propose aussi une cooperation mère/enfant pour retrouver l'équilibre et éviter les cris (non mais qui a le temps et les moyens pour se payer une coach familiale???)

 éviter les cris donc...

déjà épuisée par une rentrée fracassante alors que nous n'avons même pas encore entamé l'automne, je me sens à l'issu de ce sujet d'une part beaucoup moins seule, d'autre part, assez en colère après ces psys qui ne mesurent pas ou plus simplement n'ont pas envie de mesurer que nos vies de parents associés à nos vie professionnelles tournent parfois au vinaigre passé 20h, quand il s'agit de réunir son monde à table (qu'on a appelé environ 5 fois) et que tout le monde se tienne bien, sans critiquer le plat, sans aligner gros mot ou lieux communs ou encore nous annoncer une mauvaise note. sur ce, ajouter une pincée de famille recomposée alors la, chaque soir, chaque week-end, on s'apprête à gravir l'himalaya... et qu'un bon cri primaire parfois peut échapper à toute personne normalement et surtout humainement constituée. sauf robot ou moine zen.

a mon sens, l'harmonie familiale sans que jamais personne n'élève la voix dans la maison s'apparente à de la pensée magique, une sorte de pays des bisounours auquel j'ai beaucoup de mal à croire. 

l'éducation bienveillante, c'est tout ce dont nous rêvons pour notre
progéniture, les aimer, les choyer mais nos vies, nos stress, nos emplois du temps parfois nous malmènent et je pense qu'une bonne colère, c'est la vie, si bien sur, cela ne devient pas systématique. 

bien sur que l'on peut se faire aider si la situation déborde et que l'on perd pieds mais je pense qu'il faut surtout arrêter de culpabiliser les parents (avec des sujets au 20h) et qu'il est normal et sain d'être dépassé et parfois en colère et que personne n'est parfait.  nous ne sommes pas surhumain. 
j'ai cessé de croire que je pouvais être wonder-woman (même si j'essaye encore et toujours, c'est plus fort que moi), surtout face à de tous petits enfants... ou a de grands ados. 

je crois que c'est surtout en essayant de lâcher prise qu'on retrouve un peu d'harmonie. j'avais pour mon premier bébé une pédiatre formidable, qui m'avait dit le jour ou je décidais de me séparer de son papa: "ne vous inquiétez pas: n'ayez pas peur de bien ou de mal faire avec les enfants, parque de toutes façons, vous faîtes mal. Faites de votre mieux, c'est tout".
j'ai gardé cette phrase comme un mantra anti-culpabilité.

Ce qui ne veut pas dire qu'il faut passer sa vie à hurler après ses enfants, loin de la, mais qu'il faut surtout chercher en soi les solutions pour faire au mieux avec les siens.

 C'est la toute l'histoire de nos vies, non?


mercredi 24 septembre 2014

de rien...


Malgré un été plutôt animé bien que maussade sous nos cieux parisiens, j’ai pris le temps de lire. Je me suis interdit toutes sortes d’écran, séries tv que je dévore à coups de 3 ou 4 épisodes, moins de réseaux sociaux, de blogs, etc.

En faisant le bilan de mes lectures - bien avant la rentrée littéraire et le déferlante des blockbusters nothombien ou autres beigbeder (que je ne boude pas pour autant) et le « merci pour le moment » qui a squaté les pages littéraires et les médias en général (de rien, la bombinette a été lachée sur la semaine d'un lancement littéraire, ce qui a signifié chômage technique pour moi mais bref) – je me suis aperçu que j’avais passé l’été en afrique.
Tout a commencé à cause du travail, j’ai du m’occuper de la presse du lancement d’un nouveau prix littéraire, le prix Matmut, qui a d'original d’être décerné sur manuscrits. la lauréate de la première édition est Laure Gerbaud pour son superbe « Racines mêlées »

 
 comme j’avais les épreuves en juin, j’ai eu le plaisir de découvrir cette plume singulière. Ce livre m’a transporté au Niger, dans une histoire d’amour passionnelle et impossible. Un récit poétique, lyrique et sensuel. j'ai terminé sa lecture troublée. cet ouvrage a fait ressurgir tous mes souvenirs du sénégal (25 ans déjà), mes émotions, mes sensations africaine et surtout le terrible désir qui s'était emparé de moi de rester la-bas, comme envoutée avec le rêve fou d'être karen blixen et d'avoir une maison en afrique... 
d'accord, meryl strep et robert redford n'y sont pas pour rien:)
 

out of africa - 1985





ensuite et encore dans le cadre travail (parfois, I love my job), je rencontre Audrey Pulvar dont je vais défendre à l’automne 2014 son beau livre « Libres comme Elles », 21 femmes dont elle brosse le portrait d’une plume que je ne connaissais pas non plus, une plume maligne et acérée, sensuelle aussi mais j'y reviendrais. En parlant avec elle du choix des femmes de son livre, elle m’encourage à lire Beloved de Tony Morrison un livre et un auteur qui m’ont totalement échappés. en me plongeant dans cette oeuvre si américaine, c'est plutôt en afrique vers le berceau de l'esclavage que je suis allée pour trouver les racines de la souffrance et de l'indignité humaine sans frontières. je ne l'ai pas trouvé facile à lire son beloved, un peu trop symbolique pour moi, mais l'histoire de ce drame, l'attachement au personnage a été plus fort et je pense que son traitement, justement un peu onirique, en est la force.
 
puis sont venus le tchad et le soudan avec Marthe et les enfants du désastre de Alain Lavelle que je rencontre pendant les vacances et qui m'offre son livre. un vrai coups de foudre pour cette histoire dans le chaos de la vie humanitaire qu'il nous fait toucher d'un oeil sincère et encore une fois, une nouvel auteur, pragmatique, efficace qui nous emporte dans la folie de ce continent.

enfin ma moitié m'a donné le livre de son cousin guillaume jan, Traîne-savane qui se passe en grande partie au congo. ce fut ma dernière lecture coups de coeur du mois d'aout et le moment ou je réalisais que j'avais passé un été en afrique entre niger, congo, tchad et soudan. 
traîne-savane est l'histoire d'un aventurier (surement un vieil ami de nicolas bouvier) amoureux de l'afrique et de livingston mais aussi de belange, qui sous pretexte de chercher un village pygmée pour se marier avec sa belle congolaise, nous fait retourner sur les pas du missionnaire.  je ne pouvais pas mieux tomber pour terminer mon été, voyage et amour, afrique et belange. encore un livre que je ne peux que conseiller à ceux qui aiment voyager en littérature et en afrique en particulier.